L’accessibilité universelle est définie comme le caractère d’un produit, procédé, service, information ou environnement qui, dans un but d’équité et dans une approche inclusive, permet à toute personne de réaliser des activités de façon autonome et d’obtenir des résultats équivalents.1

Concrètement, l’accessibilité universelle permet à toute personne, quelles que soient ses capacités, de bénéficier des mêmes opportunités, et d’une expérience de qualité, de manière autonome. Que ce soit pour se déplacer en fauteuil roulant ou avec une canne blanche, écouter un film, lire un courriel, jouer au hockey, se rendre au travail, ou assister à un spectacle, l’accessibilité universelle cherche à éliminer les obstacles qui se présentent à tous et elle bénéficie à tout le monde, incluant les travailleurs ou les jeunes familles qui se déplacent avec une poussette.

1 Définition développée en 2011 par: Groupe DÉFI Accessibilité (GDA) – Rapport de recherche pour les milieux associatifs de Montréal – Accessibilité universelle et designs contributifs (version 5.3), LANGEVIN, ROCQUE, CHALGHOUMI et GHORAYEB, Université de Montréal

 

4 axes de l’accessibilité universelle

Intervenir sur les 4 axes de l’accessibilité universelle est la meilleure façon de s’assurer de répondre aux besoins de tous. En effet, selon les caractéristiques des personnes, certaines rencontreront plus d’obstacles dans l’environnement physique pour se déplacer, comme les personnes qui ont une déficience motrice. D’autres auront plus de difficultés à avoir accès à l’information, telles que les personnes qui ont une déficience visuelle, auditive ou intellectuelle.

  1. Architectural et urbanistique : L’axe architectural englobe tout l’environnement physique. On peut penser aux sentiers, aux bancs, aux bâtiments. Il est essentiel de respecter les normes d’accessibilité auxquelles sont soumis les concepteurs et promoteurs de bâtiments municipaux et de projets d’urbanisme. Néanmoins, cela ne suffit généralement pas à permettre une « utilisation identique ou similaire » des services offerts à tous les citoyens et il faut aller plus loin pour viser l’accessibilité universelle.
  2. Programmes, services et emploi : Certaines activités spécialisées peuvent être de très bons moteurs d’accessibilité. Elles permettront d’annoncer clairement à tout le monde que votre organisation est sensible à la réalité des personnes avec une limitation fonctionnelle. Et l’idéal pour être parfaitement inclusif, c’est que les personnes ayant une limitation fonctionnelle puissent participer à toutes les activités de la programmation.
  3. Communications : Tous devraient avoir accès à l’information dont ils ont besoin sur un support et dans un format ou une langue qui leur est accessible. Que ce soit à l’extérieur (dépliant de programmation, publicités à la télévision, message sur les médias sociaux) ou encore sur les lieux (accueil, signalisation, pancartes des toilettes, carte du site), il faut que votre message rejoigne tout le monde.
  4. Sensibilisation et formation : L’attitude du personnel envers les personnes ayant une limitation fonctionnelle est un élément-clé pour que celles-ci aient une expérience positive. La méconnaissance des enjeux de ces personnes pousse souvent le personnel à avoir peur de faire une erreur ou d’offusquer quelqu’un. Un personnel mieux informé se sentira davantage en confiance et sera mieux outillé afin de faire vivre une expérience positive à tout le monde.

En bref, l’aménagement sans obstacle, la formation des employés, la nature des activités et la diffusion d’informations permettant d’organiser une visite à un endroit et de s’y orienter par la suite sont autant de facettes à considérer afin d’assurer un accès équivalent à tous les usagers.